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Falsifier son
CV, cest risqué |
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Vous indiquez anglais bilingue alors que vous baragouinez
quelques mots. Vous ajoutez des diplômes dans
le fol espoir d'être embauché. Pourtant,
vos parents n'ont cessé de vous le répéter,
mentir c'est mal ! Mais concrètement, que risquez-vous
? Tout bonnement d'être licencié avec pertes
et fracas, même si la jurisprudence est favorable
aux employés. Ainsi, le 30 mars 1999, la Cour
de cassation donnait raison à une salariée,
menacée de licenciement pour avoir menti sur
ses diplômes. Certes, elle avait bidonné
son CV, mais elle avait si bien travaillé que
durant trois ans, son employeur n'y avait vu que du
feu. " Le mensonge seul ne peut suffire à
entraîner la nullité du contrat de travail.
En revanche, les choses se compliquent si, par exemple,
le diplôme est impératif pour obtenir le
poste. Le maintien du salarié dans l'entreprise
s'avèrera alors impossible et il sera licencié
pour insuffisance professionnelle ", explique Laurent
Gamet, avocat au barreau de Paris. C'est ainsi qu'un
salarié a perdu devant les Prud'hommes : il avait
réussi à se faire embaucher comme visiteur
para-médical alors qu'il n'était pas titulaire
du Bac, obligatoire pour exercer le métier. Pire
: " Un chauffeur de poids lourds a été
licencié pour faute grave et a été
jugé pour infractions au Code pénal. Son
entreprise s'était rendu compte que son permis
de conduire était suspendu depuis deux ans ",
raconte Dominique Chabas, avocat au barreau d'Aix-en-Provence.
Dans tous les cas, ces mensonges ne vous mèneront
pas loin. À jouer avec le feu, vous risquez de
vous griller définitivement auprès des
employeurs et ce, dès l'entretien d'embauche.
Fines mouches, ils peuvent déceler sans mal les
anomalies de votre CV. En vérifiant, par exemple,
les informations auprès de vos anciens patrons
ou du bureau des anciens élèves de votre
école. Voire - uniquement pour les postes stratégiques
- en engageant un détective privé.
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