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Vers une autre conception
de la relation de travail ? |
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Ces 5 dernières années, 200 000 cadres
se sont installés comme indépendants selon
lObservatoire des Solos, et jusquà
15 % des diplômés de grandes écoles
l'envisageraient. La conjoncture mouvementée, les
35 heures « pour tous », lorganisation
croissante du travail sous forme de mission et les nouvelles
technologies ont amorcé une mutation profonde dans
notre conception de la relation de travail. Traditionnellement
sédentaires et inscrits dans le cadre salarial
subordonnant le travailleur à lentreprise,
les cadres se tournent aujourdhui vers dautres
modes de relation, se développant en dehors de
lentreprise et réservant plus de liberté
et dautonomie. Lémergence dautres
aspirations Cette évolution de la relation préfigure-t-elle
une tendance déjà largement entérinée
sur les marchés anglo-saxons ? On notera en tout
cas quelle coïncide avec une propension plus
importante des entreprises à jouer la carte de
lexternalisation avec 63% des dirigeants de sociétés
selon le Baromètre Outsourcing 2001 publié
par Andersen affirmant avoir recours à des solos.
Envie de s'affranchir du joug de l'entreprise, conviction
que ses talents ne sont pas exploités ou ses performances
reconnues, envie aussi dune vie personnelle et familiale
plus équilibrée, ou rupture de parcours
(licenciement, maternité)
Du côté
des cadres, les motivations en faveur des nouvelles formes
demploi sont aussi nombreuses. Lapparition
de nouveaux statuts Face à cette réalité,
de multiples réponses se sont développées
au fil des ans. Si le « free lancing » ou
la création dentreprise exigent une forte
dose dautonomie et une clientèle préétablie,
dautres formules comme lisalariat, le portage
salarial, le télétravail ou le temps partagé
permettent de concilier autonomie et sécurité.
Tous ces statuts permettent de se gérer comme une
entreprise et non plus dans l'entreprise. Leur point commun
: une volonté de réinventer sa relation
de travail, plus en phase avec ses aspirations. |
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