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Quand les cadres
prennent la tangente
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Le marché du travail laisserait-il place aujourdhui
au marché des compétences ? Si les entreprises
se sont longtemps essentiellement adressées à
des sociétés de services renommées,
elles se tournent aujourdhui plus volontiers vers
des indépendants, se fiant dabord aux compétences,
aux hommes, à lexpérience. Fort de
ce constat, Richard Allin, 38 ans, responsable informatique
a franchi le pas. « Après trois contrats
daffilée conclus grâce à mes
contacts et mon niveau dexpérience reconnu,
sans laide des commerciaux de la société,
jai donné ma démission pour entamer
mon activité en indépendant ». Cest
que pour nombre de consultants déjà très
autonomes, lentreprise est souvent vécue
comme un poids. « Javais limpression
de perdre mon temps dans des réunions de motivation
inutiles » se souvient Myriam Soyez. Son nouveau
statut dindépendant a permis à cette
consultante en ergonomie doptimiser la gestion de
son temps et corrélativement sa qualité
de vie. Un changement de statut qui est toujours le fruit
dune réflexion sur ses propres compétences.
Sauter le pas Le pas est dautant plus facile à
franchir quil existe aujourdhui des solutions
alliant la liberté de lindépendant
à la sécurité salariale. «
Après avoir essuyé tous les plâtres
de lexercice libéral, jétais
peu enclin à renouveler lexpérience
» explique Stéphane Masquelin, consultant
en intelligence stratégique. « Jai
fait le choix de lisalariat (une forme de portage
salarial) parce que je ne souhaitais pas me transformer
en gestionnaire administratif, préférant
me consacrer uniquement à mon domaine d'expertise
». Après les sociétés à
capitaux, les formules « allégées
» comme lEntreprise Individuelle et plus récemment
les nouvelles formes de portage salarial réussissant
léquation difficile dindépendance
et de sécurité, laventure devient
toujours moins aléatoire. |
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