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Comment vendre son
expérience start-up ? |
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Le grand fracas des start-up aura laissé plusieurs
milliers de salariés sur le carreau. Des salariés,
qui, un temps traités en héros, doivent
désormais frapper aux portes de lancienne
économie pour vendre leurs mérites. Premiers
à tirer leur épingle du jeu : les as de
linformatique, qui bénéficient toujours
dune pénurie de compétences high tech.
Ou encore les profils dentrepreneurs, qui ont une
expertise à faire valoir dans le consulting. Pour
les professionnels de la communication ou du marketing,
en revanche, les choses savèrent un peu moins
faciles. Les projets Internet des entreprises dites classiques,
naturels terrains de repli des naufragés du Net,
voient en effet leurs budgets fondre comme neige au soleil
depuis le ralentissement de la croissance. Ces candidats
peuvent-ils, dans ce contexte, encore se prévaloir
de la réactivité, du goût du risque,
ou de la polyvalence acquise dans une start up ? Si ces
vertus peuvent être encore déterminantes
dans les PME, elles ont perdu quelques paillettes aux
yeux des recruteurs des grands groupes. Devenus plus frileux,
ces derniers sen remettent plus que jamais à
leurs critères de sélection favoris : une
solide formation (en général en école
de commerce), le nombre dannées passées
au même poste. Inutile de dire que la notoriété
de lancien employeur pèse également
dans la balance. Et pour réintégrer une
grande entreprise, un ex-jeune directeur marketing de
jeune pousse peut être amené à se
voir rétrograder, et accepter un poste de responsable
de projet. Mais quil se rassure : ses capacités
dadaptation, sa rapidité de travail et sa
réactivité précédemment acquises
entreront tout de même en jeu. Appréciées
et évaluées par sa hiérarchie, elles
pourront, avec un peu de chance, lui garantir une évolution
de carrière plus rapide. |
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