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Cadre chassé
: à quoi vous attendre ? |
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| Recevoir l'appel d'un chasseur de tête, l'entendre
vous proposer un poste sur un plateau d'argent, vous en
rêvez ? Normal... mais êtes-vous sûr
de connaître l'envers du décor ? D'abord,
n'est pas chassé qui veut. Compte tenu des honoraires
pratiqués par les cabinets spécialisés
dans l'approche directe, les entreprises investissent
dans ce mode de recrutement uniquement pour les postes
de cadres dirigeants ou aux profils très pointus.
Ensuite, ce n'est pas parce qu'un chasseur de tête
vous approche qu'il va forcément vous proposer
un emploi. " Nous nous attachons d'abord à
évaluer dans quel état d'esprit se situe
la personne. A savoir, si elle souhaite réellement
quitter son employeur actuel et si oui, à quelles
conditions ; si elle désire rester dans le même
secteur ou au contraire, changer de métier. "En
fonction des réponses obtenues, le consultant propose
un poste ou place le dossier dans un "vivier".
Dossier qu'il ressortira, si besoin. Contrairement aux
idées reçues, être approché
ne donne aucun passe-droit. A partir du moment où
le cadre chassé est intéressé, il
est soumis au même processus de sélection
qu'un candidat lambda. D'abord de la part du chasseur.
" Pour un poste, nous approchons en moyenne dix candidats,
témoigne une chasseuse de tête spécialisée
dans les métiers de la Netéconomie. Après
entretien, nous en sélectionnons seulement trois
que nous présentons au client. " Les heureux
élus suivent ensuite le processus de recrutement
classique de l'entreprise (deux, voire trois entretiens
de motivation ; éventuellement des tests de personnalité).
Pour autant, ils bénéficient de certains
privilèges. En premier lieu, d'une sélection
accélérée. Dans la chasse de tête,
la rapidité prime avant tout, affirme Jean-François
Drouot-L'Hermine, directeur du cabinet d'approche directe
Drouot-L'Hermine Consultants. Nous veillons à ne
pas nous faire piquer un bon élément par
la concurrence. Une fois sélectionné, le
candidat passe donc généralement dans la
foulée les entretiens en entreprise. " Autre
différence : le chasseur de tête étant
rémunéré une fois le contrat de travail
signé, il veille à ce que ses poulains arrivent
bien préparés aux entretiens chez son client. |
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